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Comment le cannabis évolue et s'adapte à de nouveaux environnements


 

Le Cannabis sativa L. est sans aucun doute l'une des plantes utilisées par l'homme qui s'adapte le plus facilement, avec une diversité et une quantité d'applications incroyables. Selon toute vraisemblance, les hommes l'ont utilisée dès qu'ils l'ont découverte, potentiellement au cours du néolithique alors que les populations étaient encore pour la plupart nomades. Des preuves existent de sa culture dans toute l'Afrique et l'Eurasie dès les débuts de l'agriculture sédentaire, remontant jusqu'à il y a environ 6500 ans.

Débuts de la culture du cannabis

 

Comme avec toutes les cultures, dès qu'ils ont commencé à cultiver du cannabis, les agriculteurs ont entrepris de reproduire les variétés de manière sélective en fonction des qualités souhaitées, élargissant ainsi le champ de ses applications. À travers les siècles, le chanvre a acquis une importance incontestable pour la société, fournissant les matières premières pour fabriquer des médicaments, des cordes, du papier, des habits et de la nourriture. Les plantes à fibres ont été sélectionnées sur la base de la hauteur et d'une ramification minimale, à un tel point que les variétés actuelles peuvent avoir une apparence très différente des plantes à graines oléagineuses, qui sont choisies pour la taille et la teneur en huile de leurs fruits et se ramifient souvent en abondance pour augmenter le volume des zones de floraison.

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De même, les variétés psychoactives ont été sélectionnées pour la production de résine et l'intensité de l'effet qu'elles induisent lorsqu'elles sont fumées ou ingérées. Avec le temps, l'herbe de cannabis est devenue un complément important dans la pharmacopée pré-moderne, et a été utilisée pour le traitement d'un éventail de maladies très proches de celles qui sont traitées avec du cannabis thérapeutique moderne. On pense que les hommes ont découvert pour la première fois le potentiel psychoactif du cannabis il y a environ 12 000 ans.


Faculté d'adaptation du cannabis sauvage

 

Bien que l'évolution soit accélérée lorsque la plante est cultivée, le cannabis présente toujours une remarquable faculté d'adaptation lorsqu'il est à l'état sauvage. Colonisateur prospère, c'est souvent la première espèce à apparaître sur les sols récemment défrichés, et en tant que telle, elle peut se répandre et établir de nouvelles populations à une vitesse saisissante. Maintenant présent sur tous les continents sauf l'Antarctique, le cannabis a évolué vers des phénotypes bien distincts, même si la spéciation allopatrique reste apparemment encore incomplète, pour lesquels les cellules reproductrices de deux individus issus de lieux différents ne peuvent plus se combiner afin de donner vie à une descendance.


histoire de cannabis
Jean-Baptiste de Lamarck

 

La question de la spéciation pose un problème, non seulement pour le cannabis mais aussi pour de nombreuses espèces. Le naturaliste français Lamarck (1744-1829) a classé le Cannabis indica comme une espèce distincte du Cannabis sativa ; Linnaeus les a considérées comme des sous-espèces de la même espèce.

 

Diverses autres classifications taxinomiques ont été envisagées au fil des ans ; aujourd'hui, le Cannabis indica, le Cannabis sativa et le Cannabis ruderalis sont généralement considérés comme trois espèces au sein du genre Cannabis. Cependant, l'hybridation entre espèces est possible, donc il subsiste des controverses sur la question de la classification taxinomique.


Une raison possible de l'échec du cannabis à accomplir une spéciation complète est son manque relatif d'isolement, étant donné que les hommes ont favorisé sa propagation à de nouveaux territoires ; en créant des routes commerciales entre les continents et en développant des moyens de transport plus efficaces, nous avons donné à la plante de nombreuses occasions de poursuivre les échanges génétiques, même lorsque les méthodes naturelles ne sont plus viables, à l'image des populations situées sur des îles, comme à Hawaï.

Une immense diversité parmi des populations végétales distinctes

 

L'étendue de la variation phénotypique du cannabis est remarquable, compte tenu du maintien de son interfécondité. Des variétés présentant des courbes de croissance, des besoins et même des systèmes reproducteurs extrêmement différents peuvent être hybridées avec succès, comme c'est le cas pour le chanvre monoïque et le chanvre dioïque . Le chanvre monoïque possède des fonctions reproductives à la fois mâles et femelles et produit un pollen et des graines viables ; le chanvre dioïque a des plantes mâles et des plantes femelles distinctes, ce qui est plus courant pour le cannabis (mais presque inexistant chez d'autres espèces, qui représentent seulement 6 % des plantes à fleurs). Le houx américain (Ilex opaca) est un autre exemple connu de plante dioïque.

Le mode de reproduction peu commun du cannabis

 

Sous certaines conditions, les espèces dioïques ont tendance à connaître une « sous-dioïcité », ou à produire des plantes monoïques ou hermaphrodites. Pour le cannabis, les spécimens monoïques sont beaucoup plus fréquents que les vrais hermaphrodites, en dépit des idées fausses de la culture populaire. Une plante monoïque a des fleurs mâles et femelles distinctes sur le même pied (comme le bouleau, le chêne ou le pin), alors qu'un vrai hermaphrodite a des fleurs bisexuées (parfaites), contenant des organes mâles et femelles au sein de la même structure. Parmi les espèces hermaphrodites figurent les roses, les lys et la plupart des plantes à fleurs.

L'aptitude du cannabis à « passer » d'un mode de reproduction monoïque à un mode dioïque peut avoir augmenté sa capacité d'adaptation à de nouveaux habitats ou à des changements de conditions. La reproduction dioïque pourrait permettre à une espèce de s'implanter en donnant aux individus de chaque sexe la possibilité d'occuper des niches séparées de l'écosystème, réduisant ainsi la concurrence au sein de l'espèce, et maximisant également l'échange de matériel génétique en garantissant le fait qu'une autopollinisation est impossible . Cependant, un système dioïque peut permettre à l'un des deux genres d'atteindre une quantité disproportionnée d'individus ; dans ces cas, un retour à la reproduction monoïque (les structures d'un genre étant inactives) rétablira l'équilibre en quelques générations.


L'évolution des plantes dioïques

 

Le fait que le cannabis soit dioïque implique que son apparition sur l'arbre de l'évolution est relativement récente ; la dioïcité est supposée résulter de l'évolution d'une plante monoïque, elle-même issue de l'évolution d'un ancêtre hermaphrodite. Toutefois,on pense que la dioïcité a évolué séparément à plusieurs reprises, et la première apparition du cannabis sur l'échelle chronologique de l'évolution n'est pas claire. Il est donc possible que le cannabis dioïque ait directement évolué de variétés monoïques. Inévitablement, à mesure que la recherche génomique avancera, notre compréhension s'en trouvera grandement améliorée.

Mutualisme et coévolution homme-cannabis

 

À mesure que la recherche médicale sur la fonction et l'évolution du système endocannabinoïde s'approfondit, la probabilité que l'homme et le cannabis aient connu une coévolution continue se renforce. La coévolution survient à la suite d'une période de mutualisme, au cours de laquelle les deux espèces bénéficient d'une interaction continue. Comme dans le cas de nombreuses relations homme-plantes, nous avons tiré profit des médicaments, de la nourriture et des matériaux fabriqués à base de cannabis. En contrepartie, pour la plante, le succès de la reproduction est assuré, les prédateurs sont sous contrôle et les graines sont plus largement distribuées.

 

Depuis des millénaires, l'aptitude évolutive des deux espèces est améliorée et les traits mutuellement bénéfiques deviennent dominants. À ce stade, il s'agit de coévolution. Le développement du système endocannabinoïde humain pourrait s'être accéléré à cette époque, alors que nous développions des variétés avec des profils cannabinoïdes toujours plus variés.

On pense que la présence de cannabinoïdes, le mélange unique de composés prenant la forme d'une résine collante qui couvre les feuilles et les fleurs de la plante adulte, provient d'un mécanisme de défense. Des propriétés pesticides ont été constatées et on pense également que la structure cristalline de la résine pourrait protéger les fruits en cours de développement des rayons UV nocifs. En outre, avec le temps, la capacité des composés cannabinoïdes à attirer des animaux utiles à la reproduction est devenue plus importante.

 

fleur cannabis male
Fleurs Male

Dès lors que nous avons commencé à cultiver du cannabis, les pressions de sélection qui favorisaient déjà la production de résine s'en sont trouvées renforcées. Ainsi, à travers les périodes de coévolution, le cannabis continue à s'adapter toujours plus à nos besoins, au point que nous avons maintenant des dizaines de milliers de cultivars établis qui remplissent une gamme étendue de fonctions.

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